Le ciel devint sombre, le crépuscule allait rompre la clarté des cieux d'hier ; qui est là ? Seul devant un grand miroir, un homme à l'allure très efféminée fixait le miroir. Si nous regardons de plus près, nous remarquons qu'il n'y avait aucun reflet qui s'y inscrivait.
Il s'assit sur un fauteuil type renaissance ou second empire... Il fixait encore et encore le vide, sans détourner son regard...
....Quelqu'un frappa à la porte, qui pourrait bien troubler le silence et le calme d'une nuit de décembre ? Qui le pourrait bien ?
Une personne entra, elle avait le visage pâle, portait un long manteau aux manches trop longues, trop amples. Cette jeune créature s'approcha de l'ombre immobile. L'ombre regarda la jeune créature, aux cheveux noirs ébènes, au teint blanc comme le talque, ses yeux de braise étaient vide de vie... Il songeait à ces dernières heures, ces derniers jours...
....Une personne entra, elle avait le visage pâle, portait un long manteau aux manches trop longues, trop amples. Cette jeune créature s'approcha de l'ombre immobile. L'ombre regarda la jeune créature, aux cheveux noirs ébènes, au teint blanc comme le talque, ses yeux de braise étaient vide de vie... Deux adolescentes s'avança et s'assis...
La porte se referma, les ombres se dissipèrent... le silence absolu remplit la pièce. L'hombre se déplaçait lentement et déambulait à sa guise... que cherchait-il ?
Il gardait sous son bras un cahier qu'il ouvrit et lit à haute voix un poème contemporain, dont il était l'auteur.... Le titre était « mon ange » ; comment un être si sombre pouvait-il écrire ce mot ? Sa voix grave et profonde murmura ces quelques vers...
....Il déposa le petit cahier, et s'assit, longtemps... IL fixait le vide et son regard froid démuni de toute vie se promenait dans cette grande pièce. Une photo était posée devant lui, il la regardait, une larme coula sur son visage. Comment est-ce possible ? Un être inexpressif sous tout point de vu ne peut pleurer ! Lui, pourquoi le pourrait-il ? Aurait-il une âme au fond de cette immense masse, cette bête immonde, que la nature a délaissée ! La silhouette se leva et rangea son cahier dans une poche de son veston gris, referma le col de sa chemise noir et ajusta son long manteau... et dit ces quelques mots, il est temps de finir mon œuvre, mon histoire... Je pense qu'on doit revenir au début de notre rencontre, puis aller jusqu'au prémisse de ma transformation. Etes-vous prêt ?...


